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50 % Namasté, 50 % Fuck Off

Dernière mise à jour : 12 oct. 2022


Comment vous parler du 50% Namasté, 50% Fuck off sans vous parler un peu de mon expérience. Je me suis questionnée. J’ai beau chercher, je ne vois pas comment faire autrement. Après tout, si c'est quelque chose de trop personnel pour pouvoir être généralisé, je suis persuadée qu’un simple témoignage peut parfois aider. Alors allons-y, laissez moi vous expliquer…


J’ai souvent pensé que le yoga m’avait sauvée. Ou que je me suis aidée à me sauver grâce au yoga. En réalité peu importe. Vous avez compris l’idée. J’ai beau les adorer, on ne va pas commencer à jouer sur les mots, sinon on ne s’en sort plus !


C’est une réalité, je pense, bien qu’il ne soit pas un médicament, le Yoga nous aide. Indéniablement. Il nous révèle à nous-mêmes, nous tient la main, peut réellement changer notre monde et peut-être même celui de ceux qui nous entourent.


Pendant des années, je m’y suis accrochée. Comme un carburant vital, une solution, un coéquipier. Il est devenu mon allié. Et puis, cela vous est sans doute aussi arrivé… On s’y plonge un peu plus. On va chercher un peu plus loin. Les textes, les à-côtés, l’ayurvéda… Et dans nos vies souvent surchargées, c’est tout un monde qu’on tente d’intégrer. Au cours de ma formation d’enseignante, j’ai foncé. Tête baissée. Et puis quand on va mal, on avale plus facilement certaines théories, les érigeant en vérité absolue. Comme des solutions miracles. On y croit. Dur comme fer. Jusqu’au moment où…


Je n’y arrivais pas. Intégrer la Dinacharya, tenir dans la durée. Me libérer de mes vieilles addictions. Vivre le Yoga dans tout ce qu’il peut représenter. Je n’y arrivais pas. Pas entièrement, pas autant que je l’aurais souhaité. J’ai commencé à sentir une pression, à me sentir nulle. Incohérente, incapable, illégitime… Je vous passe les détails parce que ce n’est pas le fond du sujet, mais quelque chose en moi perdait pied. Dans l’exact endroit qui, je le pensais, me permettait d’avancer. Entre toutes les voix dans ma tête, j’ai fini par me trouver bloquée. Figée. À cette période de ma vie, le “namasté” m’écrasait. Il me fallait pourtant avancer. Et il n’était pas question de le lâcher. Je me suis débattue, j’ai continué, je me suis éloignée, je suis revenue. J’ai pris du recul. C’est ainsi que quelque chose de nouveau a émergé : FUCK OFF & NAMASTE. Une sorte de Fuck Off à paillettes !


Moi aussi j’avais le droit de pratiquer le Yoga, sans pour autant tout acquiescer. J'avais le droit de pratiquer le Yoga sans réussir à tout intégrer. Immédiatement et facilement. J'avais le droit de continuer sur mon chemin, acceptant mes failles. Acceptant que c'est justement le principe d'un chemin.


Je respirais à nouveau. Comme un déclic. Une révélation. Une bouffée d'oxygène. Un début de liberté.


La vie ce n’est pas tout blanc ou tout noir. Et qu’on les aime ou pas, il y a des nuances. Si on veut évoluer sur notre chemin personnel, on va devoir s’y confronter. Je suis persuadée que la colère et d'autres émotions fortes peuvent se transformer en réel moteur. Que nos plus grandes peurs peuvent se révéler salutaires, si on décide de franchir leurs portes. Nous permettant de gravir nos plus hautes montagnes intérieures.


Ce fuck off, c’est peut-être la colère dont je ne savais pas quoi faire. Avec ce mélange de fuck off et namasté, certes, je n’ai pas tout réglé. Pour autant, j'ai accompli personnellement plus de choses en un an que durant les cinq dernières années. Et je ne parle pas de choses qui se voient. Mais bien de ces transformations intérieures que nous cherchons tous, ici ou ailleurs. Ce fuck off est donc devenu mon second allié. Me permettant étrangement de resserrer le lien avec le premier. Comme une façon de se redresser, d’accepter que le Yoga peut être accessible à tous. Et que ce n’est pas parce que, dans cette vie, on n’arrive pas encore à tout faire qu’il faut abandonner. Ce n'est pas tout ou rien. Permettons-nous de nous le rappeler…


Si on se réfère aux textes, le Yoga est une voie difficile. D’autant plus dans nos sociétés, parce qu’il y a “la réalité des faits”, la vie… Et, cela n’engage que moi, mais se plonger dans l’extrême peut aussi se transformer en danger. Il me paraît nécessaire de nuancer.


Le Yoga ne devrait pas être réservé à une certaine élite. C’est un long chemin. Sur lequel chacun d’entre nous n’aura pas les mêmes cartes en main. Ce fuck off est définitivement un cri du cœur, pour rappeler que chacun est maître de lui-même. Que chacun a le droit de faire ses choix. Et que pour moi, personne ne détient de vérité absolue. Laissons enfin le Yoga exister, sous toutes ses formes et pour toutes les personnalités.


N’oublions pas, amis Yogis, que si nous “n’y arrivons pas encore” dans cette vie, il y en aura d'autres.


De tout mon cœur, je vous souhaite de trouver votre propre Fuck off & Namasté. Ou tout autre chose qui vous permettra de vivre la vie que vous avez choisie.


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